
Le tribunal administratif de Caen a décidé d’annuler plusieurs arrêtés autorisant le retour à 90 km/h sur certaines routes de l’Orne. Cette mesure, qui entrera en vigueur à partir du 15 juin 2026, remet en cause 71 décisions prises en 2023 par le Conseil départemental.
Selon Actu.fr, ces arrêtés permettaient d’augmenter la vitesse maximale sur une partie du réseau routier départemental, qui compte près de 5 900 kilomètres.
Un retour en arrière contesté
Cette décision judiciaire fait suite à un recours déposé par la Ligue contre la violence routière. Elle entraîne le rétablissement de la limitation à 80 km/h sur les axes concernés, alors que 2 046 kilomètres de routes avaient été repassés à 90 km/h depuis 2020.
Le Conseil départemental de l’Orne conteste cette annulation et déplore « la remise en cause d’un travail rigoureux et concerté ».
Des critères techniques avancés par le département
Le président du Conseil départemental, Christophe de Balorre, défend les choix opérés pour sélectionner les routes concernées. « Les axes retenus avaient été sélectionnés selon des critères techniques exigeants, en cohérence avec les besoins de mobilité du territoire : accès à l’emploi, aux écoles, collèges et lycées, aux soins et aux services », explique-t-il.
Il précise également que « les axes où la vitesse maximale autorisée a été relevée à 90 km/h sont ceux qui présentent de bonnes caractéristiques géométriques, des taux d’accidents faibles et un trafic élevé : il s’agit d’itinéraires privilégiés pour les déplacements du quotidien »
De nouveaux arrêtés envisagés
Malgré cette décision, le département ne compte pas faire appel. Il annonce toutefois son intention de prendre de nouveaux arrêtés avant l’échéance du 15 juin, afin d’éviter « tout retour en arrière préjudiciable aux usagers », indique Christophe de Balorre.


