À Saint-Hilaire-du-Harcouët, les victimes des inondations vont enfin pouvoir être indemnisées

Une nouvelle étape décisive vient d’être franchie pour les sinistrés des intempéries de février dernier. Selon les informations publiées par La Gazette de la Manche, le ministère de l’Intérieur a officiellement décrété l’état de catastrophe naturelle pour la commune manchoise, ouvrant ainsi la voie aux procédures de remboursement tant attendues par les habitants.
Les stigmates des débordements fluviaux
Le dix-huit février dernier, le territoire communal avait subi les conséquences dramatiques de précipitations particulièrement intenses. Cette météo capricieuse avait provoqué le débordement soudain des cours d’eau de la Sélune et de l’Airon. Les flots avaient alors envahi plusieurs secteurs résidentiels, touchant tout particulièrement les quartiers de la Richardière, de Sous le Tertre et les abords de la route d’Avranches. Dans certaines habitations, les constatations ont fait état d’une montée des eaux atteignant les trente centimètres au-dessus du sol, laissant un lourd bilan matériel dans les foyers.
Un délai strict pour les démarches administratives
La validation gouvernementale intervenue ce mardi quatorze avril transforme considérablement la situation des ménages impactés. Ce précieux arrêté interministériel, rendu accessible par la municipalité sur son site internet, constitue la pièce maîtresse exigée par les compagnies d’assurance pour déclencher les indemnisations. Les riverains concernés, qu’ils aient déjà initié une déclaration ou non, disposent dorénavant d’un délai légal et très précis de trente jours pour boucler leurs dossiers. Ils ont ainsi jusqu’au quatorze mai prochain pour se manifester auprès de leurs assureurs respectifs.
Une vulnérabilité climatique qui s’accentue
Cette reconnaissance officielle met en évidence la fragilité de ce secteur géographique face à la multiplication des aléas météorologiques majeurs. L’histoire récente de la commune démontre une tendance préoccupante, puisqu’il s’agit du second arrêté de catastrophe naturelle prononcé pour la ville en l’espace de seulement trois ans. À l’été deux mille vingt-quatre, l’agglomération avait déjà dû affronter un scénario de crise relativement similaire, les rues ayant été frappées par des cellules orageuses d’une rare violence.


