Hockey : éliminé en quarts, le Stade Poitevin dresse le bilan et se projette vers l’avenir

Le parcours du Stade Poitevin Hockey Club s’est arrêté ce week-end en quart de finale des play-offs de Division 3. Après une lourde défaite à l’aller à Briançon (10-1), les Dragons de Poitiers devaient réaliser un exploit pour espérer atteindre le dernier carré.
Selon La Nouvelle République, lors du match retour disputé à la patinoire municipale, les joueurs d’Alexander Logutenko ont toutefois accroché un match nul (5-5) face à une réserve évoluant au plus haut niveau français. Un résultat insuffisant pour se qualifier, mais qui permet de préserver leur invincibilité à domicile cette saison.
« Il y a de quoi être satisfait »
Président du club, Hugues Capderroque s’est montré mesuré après la rencontre.
« Il y a de quoi être satisfait. Avec neuf buts de retard après le match aller, il y avait un espoir infime. Il a fallu très vite se montrer réaliste. La rencontre, disputée devant près de 600 spectateurs, a été d’une grande qualité, respectueuse des deux côtés. Il a fallu que l’on augmente notre niveau de jeu pour faire face à des Diables Rouges de Briançon qui veulent aller au bout. Cela a été le plus beau match de la saison. »
Un objectif manqué malgré les ambitions
Le club espérait atteindre les demi-finales, mais plusieurs éléments ont freiné cette progression.
« Oui. Pour y parvenir, il faut que toutes les planètes s’alignent. Entre certains faits de jeu, des blessés importants avec Marceau Digoin ou Alban Itsitsa, cela n’a pas tourné en notre faveur. Comme l’année dernière à pareille époque. Et cela fait deux ans que l’on se loupe sur un match en quart de finale. »
Une marge de progression identifiée
Pour franchir un cap, le président insiste sur la nécessité d’un meilleur contrôle dans les moments clés.
« De la maturité dans les moments importants. On doit faire preuve de plus de sang froid. Il faut se concentrer sur le travail et ne pas laisser libre court à certaines émotions. On doit être l’équipe la plus pénalisée cette saison. Lorsqu’on joue face à des adversaires plus faibles, on arrive à gérer les périodes d’infériorité numérique. En phase finale, cela ne pardonne pas. »
Une saison jugée positive sur l’ensemble du club
Au-delà du résultat sportif, le bilan global reste encourageant selon le dirigeant.
« Il est positif. L’équipe fanion est la partie visible de l’iceberg. Malgré l’élimination, son parcours est satisfaisant. La patinoire a été pleine quasiment toute la saison, avec trois rencontres à guichets fermés. Cela n’était pas arrivé depuis sept ou huit ans. Chez les jeunes, les U13 se sont hissés en finale de zone à Brest. Les U18 vont aller en finale de zone à Anglet. Et les U20 ont réalisé un parcours honorable dans le championnat national alors que nous n’avions plus d’équipe dans cette catégorie d’âge depuis de nombreuses saisons. Ces jeunes vont doucement venir alimenter la D3. C’est la réussite d’une politique de formation engagée depuis des années et qui commence à porter ses fruits. »
Des incertitudes sur l’avenir immédiat
La question de la continuité du staff et de la direction reste ouverte.
« On n’en a pas encore discuté. Mais tout le monde a envie qu’Alexander reste. Il fait l’unanimité. La qualité de son travail est reconnue. On a de la chance de l’avoir. »
Le président évoque également sa propre situation.
« Cela fait désormais quatre ans que je dirige le club avec d’autres fonctions auparavant. Voilà neuf ans que je suis à la patinoire tous les week-ends, voire toute la semaine. C’est un investissement important. Je m’interroge forcément. Mais il faut une relève cohérente. Je n’ai pas envie d’abandonner le travail engagé et j’ai l’impression qu’il n’est pas terminé. La décision n’est pas prise. On verra avant la prochaine assemblée générale que j’aimerais organiser dans le courant du mois de juin. D’ici là, il nous reste quelques échéances comme l’organisation de la finale du championnat de France de parahockey, les 16 et 17 mai. »


