Orne : sangliers en hausse, record de cerfs et coûts en forte progression au cœur des débats des chasseurs

La Fédération des chasseurs de l’Orne a réuni plus de 350 adhérents lors de son assemblée générale organisée à Mortagne-au-Perche. À cette occasion, plusieurs sujets majeurs ont animé les échanges, notamment l’augmentation des populations de grand gibier et le coût croissant des dégâts agricoles.
Selon Actu.fr, avec 9 065 membres contre 9 246 auparavant, la fédération enregistre une légère baisse de ses effectifs, tandis que la part des femmes progresse lentement pour atteindre 3 %.
La sécurité érigée en priorité
Au cours de cette réunion, le président Christophe de Balorre a insisté sur les règles de sécurité, notamment dans le cadre des formations obligatoires.
« Un seul accident de chasse, c’est un accident de trop ! », a-t-il rappelé, soulignant l’importance du respect strict des consignes, en particulier concernant les angles de tir.
Des populations de grand gibier en forte évolution
La saison a été qualifiée « exceptionnelle » pour le grand gibier. Les effectifs de chevreuils restent stables, avec environ 8 000 attributions et un taux de réalisation proche de 90 %.
Le cerf atteint un niveau inédit avec 2 400 attributions et près de 80 % de réalisation, un record pour le département. Certaines zones restent toutefois sous surveillance en raison de la forte concentration de cervidés.
Explosion des prélèvements de sangliers
Le sanglier continue de progresser avec une hausse de 22 % des prélèvements, atteignant 7 307 animaux. Cette évolution s’inscrit dans une logique de régulation face aux risques sanitaires et aux dégâts causés aux cultures.
En parallèle, des actions sont menées dans le cadre de la lutte contre la tuberculose, avec un suivi renforcé de certaines espèces et des collaborations avec les agriculteurs.
« Nous devons rester très prudents mais, aujourd’hui, il n’existe aucune preuve que la faune sauvage, que l’on montre du doigt, ait transmis la maladie aux animaux de rente. », précise le président.
Des dégâts agricoles toujours plus coûteux
Les conséquences financières liées aux dégâts du gibier ont également été largement évoquées. Plus de 2 millions d’euros ont été provisionnés pour indemniser les agriculteurs, un niveau fortement impacté par les conditions climatiques de 2024.
« Si plusieurs années comme celle-là venaient à se succéder, ce serait la catastrophe. Notre système n’est plus viable ! », alerte Christophe de Balorre.
Il précise néanmoins que les montants devraient revenir à un niveau plus habituel pour la saison en cours.
Vers une meilleure valorisation du gibier
Parmi les projets évoqués, la fédération poursuit le développement de dispositifs visant à améliorer la gestion et la valorisation du gibier. Des plateformes de collecte de déchets de venaison sont progressivement déployées sur le territoire.
Une expérimentation est également en cours pour favoriser la vente directe de carcasses au grand public, dans le cadre de l’initiative « gibier pour tous ».


