
Alors que la reprise de l’événement par un nouveau prestataire vient tout juste d’être actée sur notre territoire, les anciens dirigeants refusent de céder leur place sans se battre. Selon les informations rapportées par le quotidien régional Charente Libre, une lourde offensive judiciaire a été lancée ce mercredi par l’équipe historique à l’encontre du nouveau repreneur et des instances décisionnaires.
Une offensive juridique pour concurrence déloyale
La bataille pour le contrôle de la célèbre manifestation charentaise prend un tournant résolument procédurier. Les anciens responsables, à savoir Franck Bondoux pour la société organisatrice 9e Art + et Delphine Groux représentant l’association historique de l’événement, ont formellement assigné le groupe Morgane. Cette action vise également l’Association pour le développement de la bande dessinée à Angoulême, instance ayant géré l’appel à projets. Les plaignants motivent cette attaque par des accusations de parasitisme et de concurrence déloyale, exigeant au passage une compensation financière fixée à trois cent mille euros pour réparer le préjudice estimé.
Le spectre d’une nouvelle année blanche pour le territoire
Cette démarche juridique assumée n’est pas sans risque pour l’avenir à court terme du rendez-vous culturel. Une victoire des anciens organisateurs devant les tribunaux aurait pour conséquence directe l’invalidation pure et simple de la récente procédure de sélection. Une telle issue rendrait la tenue de la prochaine édition matériellement impossible, prolongeant de fait la crise qui a déjà provoqué la douloureuse annulation de l’édition précédente. Les retombées d’un tel scénario catastrophe s’annonceraient particulièrement dramatiques pour l’économie locale et pour l’ensemble du secteur national de l’édition.
Un appel du pied inattendu vers le ministère
Cette stratégie de judiciarisation s’accompagne paradoxalement d’un changement de posture face aux représentants de l’État. Après une longue période marquée par une fin de non-recevoir opposée aux instances locales, l’ancienne direction tente désormais d’imposer de nouveaux échanges. L’équipe déchue réclame aujourd’hui l’ouverture de véritables négociations et a même sollicité l’intervention directe de la ministre de la Culture, Catherine Pégard, dans l’espoir de peser à nouveau dans un dossier qui paralyse ce fleuron de l’attractivité régionale.


