
À Châtellerault, l’accès aux urgences de l’hôpital reste encadré durant la nuit. Entre 23 h et 7 h, les patients ne peuvent toujours pas se présenter directement sur place et doivent impérativement passer par le centre 15. Un dispositif expérimenté en 2024 et reconduit depuis sans interruption.
Une autorisation officielle renouvelée jusqu’à l’été
Selon La Nouvelle République, dans un arrêté publié le 28 avril 2026, l’Agence régionale de santé de Nouvelle-Aquitaine confirme que le CHU de Poitiers est « autorisé à réguler l’accès à sa structure des urgences sur le site de Châtellerault entre 23 h et 7 h, pour la période du 1er mai au 31 juillet 2026 ».
Concrètement, les patients confrontés à une situation urgente durant cette plage horaire doivent composer le 15. Toute arrivée spontanée à l’accueil des urgences est exclue. Cette mesure s’explique par « les difficultés de fonctionnement du service » ainsi que par « la nécessité de maintenir sa capacité de prise en charge des urgences graves et vitales ».
Une expérimentation prolongée sans interruption
Initialement testée en août 2024, cette organisation nocturne n’a jamais été suspendue. Le professeur Jérémy Guénezan, chef du service des urgences du CHU de Poitiers, confirme que le dispositif a été reconduit trimestre après trimestre.
« On n’a jamais interrompu l’expérimentation », explique-t-il.
Un bilan jugé « très positif » par les urgentistes
Selon le praticien, ce mode de fonctionnement apporte des შედეგats satisfaisants pour les équipes comme pour les patients.
« Le système est très positif pour tout le monde, déclare l’urgentiste. On n’a eu aucun événement indésirable, très peu de contestations d’usagers. La régulation ne reçoit que deux appels par nuit en moyenne. Cela permet de garantir une bonne orientation des patients, grâce à une évaluation assez fine par la régulation, et de recentrer les équipes des urgences sur les missions premières la nuit, lorsque l’effectif est au plus petit nombre. Ces difficultés hospitalières ne sont pas nouvelles, il n’y a pas eu d’aggravation. »
Vers une généralisation du dispositif ?
Pour le professeur Guénezan, cette organisation pourrait s’inscrire dans la durée, voire s’étendre à d’autres territoires.
« Il va falloir y venir de manière globale », estime-t-il, en rappelant que la Société française de médecine d’urgence s’est déjà positionnée en faveur de ce type de régulation.


