
La banque des territoires a financée en 2025 plus de 11 700 projets dans tout l’hexagone, représentant une hausse de 23 % par rapport à 2024. Dans les Pays de la Loire, cela se traduit par une volume d’activité de 1.72 milliards d’euros d’investissements dans divers projets , tel que la phase une de la rénovation du CHU d’Angers.
L’année 2025 marque une accélération sans précédent des financements publics en faveur du développement local de la part de la Banque des Territoires. Portée par l’épargne des Français à travers le Livret A, le LDDS et le LEP , l’institution a massivement irrigué l’économie, avec une attention toute particulière portés au département du Maine-et-Loire, dont les projets continuent de massivement fleurirent.
Le logement social au cœur de l’enveloppe des Pays de la Loire
Dans la région des Pays de la Loire, le volume d’activité a bondi pour atteindre le chiffre record de 1,72 milliard d’euros de financements. Une hausse spectaculaire de 33 % par rapport à l’année précédente. Cette montée en puissance profite très majoritairement au secteur de l’habitat, avec plus d’un milliard d’euros alloués aux seuls prêts, soit une augmentation locale de 40 %. Face à la crise immobilière, le constat de l’institution est sans appel. « Il y a des entreprises qui refusent aujourd’hui de s’installer dans la région car nous manquons de logements » explique Ivan Lespagnol, directeur régional de la Banque des Territoires . Pour y pallier, la structure a permis l’acquisition et la construction de 7 884 logements neufs pour 902 millions d’euros. En parallèle, elle a financé la réhabilitation de 8 332 logements existants moyennant 159 millions d’euros, s’appuyant sur le fait que « les Pays de la Loire est une des régions les plus vertueuses sur la question du parc immobilier ». « On se projette partout, tout en faisait les bons choix pour rester efficace » assure le directeur régional, qui peut compter sur une équipe d’une soixantaine de collaborateur répartie entre Angers et Nantes.
Une métamorphose chiffrée pour le Maine-et-Loire
Le département du Maine-et-Loire capte une part substantielle de ces fonds à travers 212 projets soutenus dans le secteur public. L’opération la plus emblématique reste la restructuration du Centre Hospitalier Universitaire d’Angers via le projet Convergence, dont la première phase livrée mi-2029 a été soutenue à hauteur de 48 millions d’euros sur un coût total de 230 millions. « C’est un projet qui nous est cher », confie Olivier Bourhis, directeur territorial du Maine-et-Loire. Les mobilités douces bénéficient également d’un prêt de 6,3 millions d’euros pour le plan vélo d’Angers Loire Métropole évalué à 6,8 millions d’euros. L’institution souligne qu’il s’agit d’un « projet à épisode » et précise qu’« il s’agit, sur ce cas précis, de la construction de de ronds-points à la hollandaise ». L’habitat locatif angevin n’est pas oublié avec le financement massif, à hauteur de 8,1 millions sur 9,5 millions, de l’opération « L’échappée ». « On est les seuls à financer des projets de plus de 30 ans aujourd’hui » rappelle Olivier Bourhis, tout en précisant que ce prêt durera entre 35 et 50 ans . Au-delà de la métropole, 3 millions d’euros aident à rénover le pont de Saint-Mathurin , et 1 million permet la réhabilitation de la salle Beaurepaire à Saumur . Les communes rurales profitent aussi de cette manne, à l’image des 57 000 euros alloués à la petite commune de Soulaire-et-Bourg.
Une accélération nationale aux ambitions colossales
À l’échelle de l’Hexagone, la trajectoire s’envole avec une force de frappe globale qui atteint les 49 milliards d’euros en 2025, soit une progression de 36 %. Les investissements seuls sont passés de 28,5 à 41,7 milliards d’euros, représentant une hausse +46,3 % par rapport à 2024. En un an, l’institution a ainsi soutenu 11 700 projets dans plus de 4 350 communes. Fort de ce bilan national, Ivan Lespagnol, directeur régional, s’enthousiasme. « C’est une année record, les taux d’investissements n’ont jamais atteint ce niveau » ajoute t-il. Un autre grand défi concerne la rénovation des infrastructures éducatives. Alors que 6 000 écoles ont déjà été accompagnées au niveau national, la volonté est claire du côté de la Banque des Territoires. « Notre ambition c’est d’atteindre les 10 000 à l’échelle nationale » poursuit le directeur régional, « C’est un sujet de mandat qui n’est pas simple, l’une des solutions serait de mutualiser école, collège et lycée ». Dans les Pays de la Loire, cette aide se traduit par une intervention de la Banque des Territoires à hauteur de 5 millions d’euros sur la rénovation énergétique d’une quinzaine de lycée, dont certains se trouvent à Cholet, Saumur, Saint Barthélémy d’Anjou et Angers.


