Citoyenneté

Le Prix Nobel de la Paix, Denis Mukwege, l’homme qui répare les femmes, rencontre les étudiants de l’Université d’Angers

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«Je considère Angers comme ma deuxième ville après Panzi» Denis Mukwege

A l’occasion de la fête de l’Europe, Denis Mukwege, prix nobel de la paix 2018, se déplace à l’Université d’Angers ce lundi 9 mai et le mardi 10 mai. Il va à la rencontre du personnel et des étudiants pour parler de son combat et rappelez les valeurs de la paix.

«J’ai appris mon métier ici, à l’Université d’Angers, je me considère comme ambassadeur de cette ville» explique Dr. Mukwege. Alors que ls combats perdure en Ukraine, l’Université d’Angers avait coeur de rappeler les valeurs de paix, de partage et de solidarité auxquelles elle est attachée et incarné par un artisan de la paix.

Une exposition sur la santé des femmes au Kivu

Denis Mukwege s’est déplacé dans le monde entier et a témoigné dans les plus hautes instances internationales. L’engagement du gynécologue peut être découvert grâce à l’exposition Sakife (santé des femmes au Kivu, du photographe belge Christophe Smets. L’exposition documentaire porte un regard sur la situation des femmes dans le monde et plus particulièrement au Kivu, à l’est de la République démocratique du Congo. «Je trouve que vos photos montrent la réalité de la situation là-bas. Il y a des photos que j’ai beaucoup aimé et qui montre le courage des femmes» témoigne Dr. Mukwege.

Des réponses médicales et socio-économiques

Une rencontre avec les étudiants de la faculté de santé est organisé ce lundi après-midi pour sensibiliser aux violences sexuelles et à l’écoute des personnes qui en sont victimes. «Nous ne devons plus considérer cet acte avec légèreté. Dans toutes les guerres, les femmes payent toujours un lourd tribut» poursuit-il.

Des réponses psychologiques et juridiques

Mardi 10 mai, Denis Mukwege ira cette fois-ci à la rencontre des étudiants de la faculté de droit, économie et gestion afin de discuter de la situation actuelle en République démocratique du Congo. D’autres intervenants témoigneront de la prise en compte des victimes de violences sexuelles sur le plan psychologique et juridiques. «Il est important de prévenir la violence de ces actes et les conséquences sur les victimes. Les femmes continuent à se battre toute leur vie et je pense que le droit peut aller plus loin avec les crimes sexuelles. Il faut que la peur change de camp, qu’elle passe du côté des bourreaux» souligne-t-il.