Près d’un siècle de confettis et de pétales : la saga de la Fête des Fleurs de Saint-Macaire
À l’approche de sa 44e édition, prévue les 24 et 25 mai 2026, la célèbre manifestation bisannuelle de Saint-Macaire-en-Mauges s’apprête à faire revivre sa magie. Un voyage dans les archives locales révèle que la ferveur autour de ce corso fleuri ne date pas d’hier, ses premières éditions ayant fait vibrer le Choletais dès les années 1930

1931 : La naissance d’un défilé devenu mythique
Il faut remonter de 95 ans en arrière pour voir apparaître les premières traces écrites de cette institution des Mauges. C’est précisément le 4 avril 1931 que la presse choletaise mentionne pour la toute première fois l’événement en annonçant la tenue d’un défilé pour le milieu du mois. Baptisé plus sobrement à l’époque “défilé fleuri”, le concept posait déjà les bases de la formule actuelle : une déambulation festive de véhicules recouverts de pétales au cœur du bourg macairois.
Malgré les décennies qui se sont écoulées, l’ADN de la parade est resté intact. Le top départ de la première édition fut donné depuis la rue Choletaise, empruntant un tracé presque calqué sur le circuit contemporain. Malgré une météo maussade et incertaine ce jour-là, le cortège parvint à subjuguer les spectateurs amassés le long des trottoirs.
Du simple cortège à l’institution de la Pentecôte
D’après Ouest France, la dénomination officielle de “Fête des Fleurs” est adoptée deux ans plus tard, en février 1933, pour le lancement de la deuxième édition. Le succès populaire grandissant se confirme en mai de la même année, les chroniques de l’époque rapportant la stupéfaction générale face au travail titanesque des bénévoles, à la profusion de verdure masquant totalement les carrosseries des voitures et aux costumes travaillés des enfants défilant dans le cortège.
Initialement calée sur les années impaires, l’organisation de la biennale a définitivement glissé vers les années paires au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. De même, alors que les premiers défilés s’articulaient de manière fluctuante entre avril et mai, la manifestation a fini par ancrer durablement ses festivités lors du long week-end de la Pentecôte durant la seconde moitié du XXe siècle, devenant le rendez-vous incontournable du printemps pour des milliers de familles de la région.


