
En seulement trois ans d’existence, la section sportive de handball du collège Saint-Joseph du Mans s’impose comme une référence nationale. Les jeunes Manceaux ont décroché leur deuxième titre de champions de France consécutif à l’issue d’une finale au suspense haletant disputée en Picardie.
Un doublé national décroché aux tirs au but
La phase finale du championnat de la fédération sportive éducative de l’Enseignement catholique s’est déroulée les jeudi 21 et vendredi 22 mai 2026 à Compiègne (Oise). Ce tournoi au sommet réunissait les sept meilleures sélections de l’Hexagone. Après deux jours de confrontations intenses, l’équipe du collège Saint-Joseph s’est hissée jusqu’en finale pour y affronter la redoutable formation de Cherbourg-en-Cotentin (Manche).
Le match s’est avéré particulièrement serré, poussant les deux équipes dans leurs derniers retranchements. C’est finalement au bout du suspense, lors de la séance décisive des tirs aux 7 mètres, que les Sarthois ont fait la différence pour s’imposer sur le score de 15 à 14. Ce succès, décroché en partenariat avec la fédération sarthoise de handball, permet au collège de conserver son titre et d’accrocher une troisième étoile nationale à son palmarès depuis le lancement de la section.
Une haie d’honneur pour « un groupe de potes » au rythme de pros
Dès leur retour au Mans, les douze joueurs des classes de 4e et 3e, accompagnés de leur jeune arbitre officiel, ont reçu un accueil triomphal. Malgré une météo capricieuse, l’ensemble de l’établissement s’est rassemblé dans la cour de récréation à l’initiative du directeur, Patrick Gautier. Les joueurs ont fendu la foule à travers une haie d’honneur improvisée sous les acclamations survoltées de leurs camarades de classe, venus admirer le trophée brandi par le capitaine Alexis Richard.
D’après Ouest France, derrière cette réussite éclatante se cache un investissement quotidien remarquable. Certains membres de l’équipe, à l’image d’Angel Aubert, foulent les parquets depuis déjà huit ans. Pour atteindre ce niveau, le collectif s’astreint à un rythme de préparation intense comprenant jusqu’à six entraînements par semaine. Le coach Rémy Surin a salué la force mentale et la maturité de ses joueurs dans la gestion des moments de forte pression. De son côté, le professeur d’EPS Thomas Dupuy savoure cette aventure humaine unique entre copains et se projette déjà vers l’avenir, avec l’ambition de développer prochainement une section sportive entièrement féminine.


