Affaire Lyhanna : le procureur de la Rochelle défend la priorité donnée aux violences sur mineurs
Après le meurtre de Lyhanna, 11 ans, et les critiques visant l’inaction des autorités, le procureur de La Rochelle assure que les dossiers de violences sur mineurs restent traités en priorité, malgré un manque de moyens.

Une affaire qui ravive la colère et les critiques
La mort de Lyhanna, retrouvée sans vie près de son domicile dans le Gers, a provoqué une vive émotion à travers le pays. Rapidement, des voix se sont élevées pour dénoncer des défaillances dans le suivi du dossier, d’autant que le principal suspect était déjà visé par plusieurs plaintes pour violences sexuelles sur mineurs. Les proches des victimes pointent un manque de réactivité des autorités, alimentant un climat de colère, renforcé par les nombreuses marches blanches organisées, notamment sur l’île de Ré. Le ministre de la Justice a lui-même reconnu « un terrible échec de l’action de l’État et de la justice », tout en annonçant un recensement national des plaintes concernant des mineurs selon France Bleu.
La justice locale défend son action malgré des moyens limités
Face aux critiques, le procureur de La Rochelle, Arnaud Laraize, insiste sur l’engagement de son parquet. « Les dossiers de violence physique et les dossiers de violences sexuelles […] sont une priorité », affirme-t-il, rappelant avoir donné des instructions claires en ce sens dès sa prise de fonction. Chaque année, entre 400 et 500 affaires de ce type sont traitées localement. Pour améliorer leur prise en charge, il souligne la création d’un poste dédié aux mineurs victimes ainsi qu’un comité de pilotage chargé d’examiner les dossiers les plus sensibles. Malgré ces initiatives, le magistrat déplore toutefois « le manque d’effectif », qui complique le traitement rapide de ces affaires particulièrement sensibles.


