
Un individu d’une quarantaine d’années a écopé d’une peine de prison devant le tribunal d’Argentan pour des violences conjugales aggravées commises à Tinchebray-Bocage. Selon les informations rapportées par L’Orne Combattante, l’homme avait lui-même alerté les forces de l’ordre en se faisant passer pour la victime, avant que l’enquête des militaires ne révèle la terrible réalité de cette soirée d’hiver.
Une intervention des gendarmes aux conclusions inattendues
Les faits remontent à la soirée du dix-neuf février dernier, lorsque les militaires ont été appelés pour intervenir au domicile de la famille. L’homme avait composé le numéro d’urgence en affirmant avoir été violemment pris à partie par le frère de son ancienne conjointe et mis à la porte. Cependant, une fois sur place, les forces de l’ordre ont rapidement inversé les rôles en constatant le comportement du père de famille et en écoutant le récit glaçant de la mère. Les dépistages effectués ont en effet révélé un taux d’alcool dans le sang frôlant les deux grammes, confirmant l’état d’ébriété avancé de ce prévenu déjà connu de la justice pour des faits similaires quelques années auparavant.
Un déchaînement de violence sous les yeux de la fratrie
La situation a dégénéré lorsque le père, domicilié en région parisienne et de passage pour rendre visite à ses cinq enfants, a tenté de s’approcher des nourrissons malgré son état d’intoxication. Face à l’opposition légitime de son ex-compagne, l’individu a perdu tout contrôle. Tandis que la mère ordonnait aux plus grands de s’enfermer dans une chambre pour se mettre à l’abri, l’agresseur s’est jeté sur elle, lui tordant violemment les poignets avant de la faire chuter et de l’étouffer avec son bras. La victime n’a dû son salut qu’à la réactivité de ses filles, lesquelles ont eu le réflexe d’alerter leur oncle maternel, dont l’intervention physique décisive a permis de stopper l’agression in extremis.
Une peine d’emprisonnement assortie de mesures d’éloignement
Lors de son passage devant le tribunal correctionnel, le prévenu a tenté de justifier son comportement par une perte de mémoire liée à un mélange excessif de boissons alcoolisées et de médicaments. Les magistrats ont néanmoins tenu à protéger les victimes en prononçant une sanction de dix-huit mois d’emprisonnement, dont dix mois assortis d’un sursis probatoire sur une période de deux ans. Cette condamnation s’accompagne de contraintes particulièrement strictes, incluant une interdiction formelle de se présenter au domicile de son ancienne conjointe avec exécution provisoire. La justice lui a également imposé une obligation de soins en addictologie, l’injonction de maintenir une activité professionnelle stable et la privation du droit de détenir une arme.


