
À la suite du renoncement soudain des acheteurs deux jours après la signature des actes, les époux Pottier se retrouvent dépossédés de leur cheptel sans avoir perçu le règlement de leur matériel et de leurs animaux. Une procédure judiciaire est en cours auprès du tribunal d’Argentan.
Une transmission familiale brisée en quelques jours
Installés depuis plusieurs décennies sur leur exploitation laitière AOP, Emmanuel et Geneviève Pottier pensaient concrétiser la transmission de l’œuvre d’une vie. Après plus d’un an de démarches partagées avec les futurs repreneurs, la cession foncière a été validée. Cependant, les fonds d’un montant d’environ 530 000 euros correspondant au cheptel, aux stocks et aux équipements ne sont jamais parvenus sur le compte des vendeurs, alors même que le transfert légal de propriété était déjà acté.
Un imbroglio financier et juridique devant la justice
En l’espace de quelques jours, la totalité du cheptel a été évacuée du site par les acquéreurs, laissant l’exploitation vide et la transaction inachevée. Alors que l’établissement bancaire concerné se déclare tiers à ce litige commercial opposant les deux parties, l’origine de ce renoncement brutal pointe vers des complications contractuelles liées à la partie porcine de l’élevage. Selon Tendance Ouest, les anciens propriétaires s’en remettent désormais à l’audience prévue au tribunal d’Argentan pour débloquer la situation.


