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À Angers, les projets des étudiants ingénieurs de l’ESEO mis en lumière

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De gauche à droite : les étudiants Romain Chauveau, Louis Gaillard, Matthieu Vergnaud et Mathieu Constantin créateurs du projet Rilly’car ; au centre, Bilel Ben Boubaker, l’artisan de ce Forum des projets – Photographie : MV

Ce jeudi 19 janvier, pour la cinquième année consécutive, s’est tenu le Forum des projets de l’ESEO d’Angers. Pendant cette journée coordonné par Bilel Ben Boubaker, enseignant-chercheur et responsable des relations académiques, les étudiants ont pu présenter leurs projets de fin d’étude à des lycéens. Différents professionnels et amateurs y étaient aussi présents afin de faire découvrir leurs domaines de prédilection.

Le projet Arduin’elles, créé par Héloïse Parisot dans le cadre du programme Wi-Filles – Photographie : MV

Les femmes ingénieures à l’honneur

Si certains des projets présentés lors du forum semblaient être les prémices d’innovations de grande ampleur, d’autres, plus actuels et à visée éducative, se trouvaient déjà en total état en fonctionnement. Le projet d’Héloïse Parisot, une ancienne étudiante de l’ESEO, en fait partie. Celui-ci associe avancée technique et sociale en mixant avec brio conception de circuits électroniques, programmation informatique et histoire de l’innovation, mettant en lumière de nombreuses femmes scientifiques, malheureusement trop méconnues, et leurs créations. Nommé Arduin’elles et basé sur la plateforme de prototypage Arduino, ce projet a été créé pour être utilisé lors d’interventions auprès d’élèves de primaire, collège ou lycée ou de demandeurs d’emplois. Il est composé d’un microcontrôleur et de différents périphériques simples qui, une fois associés et liés à un logiciel proposant de la programmation à trous, pourront être manipulés afin de dévoiler sur un écran des informations au sujet d’une femme ingénieure remarquable et de ce fait créer un débat, bien nécessaire, à propos de la place des femmes dans le domaine de l’ingénierie.

Les différents composants du projet Rilly’car (bobine, émetteur bluetooth, générateur, capteur laser et régulateur – Photographie – MV

Des idées d’avenir 

Une grande partie des innovations proposées par les étudiants de l’ESEO en tant que projets de fin d’étude feront sans doute partie intégrante du monde de demain. Parmi elles se trouve Rilly’car, nommée d’après Gérard Rilly, le concepteur de la plaque à induction grand public. Ce projet de rechargement de voiture électrique par induction solutionne plusieurs des problématiques inhérentes à l’utilisation de véhicules électriques en supprimant par exemple câbles ou bornes traditionnelles. En même temps profondément complexe et d’une étonnante simplicité, le projet se compose d’une batterie de stockage (chargée par énergie solaire, éolienne ou par le réseau électrique publique) censée recharger le véhicule grâce au champ magnétique créé par une bobine à induction située dans une plateforme au ras du sol, une fois la présence de celui-ci détectée grâce à un capteur laser (ainsi que sa hauteur et sa compatibilité). Bien que quelques évolutions soient encore nécessaires à sa mise en oeuvre, un projet tel quel que celui-ci se veut très prometteur.

Le fonctionnement du projet Rilly’car – Photographie : MV

Alors qu’ils arrivent à la fin de leurs études, aucun des étudiants du groupe à l’origine de Rilly’car ne pourra continuer à travailler sur ce projet, mais il est fort probable qu’il soit conservé à l’ESEO afin que d’autres étudiants puissent prendre le relai. 

Une constellation de projets fascinants

Certains enseignants-chercheurs étaient eux aussi présents au forum, au côté des étudiants, pour faire découvrir leurs différents travaux en cours. L’un d’eux, Jean-Marc Girault, spécialisé dans le traitement du signal et de l’image, y a présenté non moins de cinq projets dans lesquels il est impliqué, tous en rapport avec le monde médical et tous plus fascinants les uns que les autres (dont par exemple dispositif de détection du sommeil, un stéthoscope numérique ou des toilettes intelligentes).

Émetteur, récepteur, amplificateur Wifi… Le kit complet du radioamateur – Photographie : MV

Comme en témoignent les clubs de radioamateurs, représentés au Forum des projets par quelques-uns de leurs membres, ingénierie et électronique peuvent très bien être pratiqués en dehors du milieu professionnel. S’il s’agit par définition d’un loisir, l’application du radioamateurisme dépasse parfois de loin ce simple stade : de façon très terre à terre, ce sont les réseaux amateurs qui sont utilisés par l’état en cas de panne du réseau public lors, par exemple, de catastrophes naturelles, afin d’assurer les communications d’urgence. Plus poétiquement, des élèves de CM2 de Loire-Atlantique ont pu, en 2021, poser des questions à Thomas Pesquet, alors en mission sur l’ISS, grâce au travail de l’ARALA (Association des Radioamateurs de Loire-Atlantique). Selon, Jean-Luc Levant, président de l’association, c’est bien ce genre de passion et d’implication auprès des plus jeunes qui peuvent créer des vocations. C’est d’ailleurs de cette façon qu’il a trouvé la sienne : initialement radioamateur, il est ensuite devenu docteur en électronique. 

Grâce à l’implication de l’organisateur Bilel Ben Boubaker et de la motivation des étudiants et professeurs participants, de nombreux projets fascinants ont pu être mis en avant lors du Forum des projets de l’ESEO. En fin de journée, Constance Nebbula, Vice-présidente du Conseil régional déléguée au Numérique et Conseillère municipale chargée du Territoire intelligent, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a pu se rendre sur place afin de constater l’importance de ce genre d’initiatives. L’école tiendra des journées portes ouvertes le week-end prochain, sur toute la journée du samedi 28 janvier et le matin du dimanche 29 . 

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