Grève

A Angers, plus de 1000 manifestants ont répondu à l’appel à la grève

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Les syndicats estiment le nombre de manifestants à près de 1300

Ce jeudi 27 janvier, vers 11h, ce sont près de 1300 manifestants qui sont descendus dans les rues angevines pour répondre à l’appel à la grève des syndicats. Entre colère et désespoir, chacun avait ses raisons de manifester.

Des pompiers, des infirmiers, des professeurs, des retraités, des étudiants,…Ils étaient nombreux ce matin, à venir troubler la douceur angevine. Partis depuis la place Leclerc, les manifestants ont défilés dans tout le centre-ville Angevin, où la discrétion n’était pas le mot d’ordre du jour. Avec de la musique, des chants anti-gouvernementaux, des tracts, les manifestants ont su se faire entendre et répondre à l’appel à la grève nationale du 27 janvier. Les syndicats CGT, FO, FSU et Solidaires ont pleinement animé cette manifestation en revendiquant une hausse des salaires et une amélioration des conditions de travail dans le public et dans le privé, tout en exigeant une augmentation des pensions et des retraites « Avec la hausse de l’inflation, l’augmentation du coût de la vie, le gel du point d’indice pour les fonctionnaires, les salaires bloqués dans le privée, il y a vraiment une revendication qui unie tout le monde, pour qu’au moins les salaires suivent l’augmentation du coût de la vie » lâche Benjamin Létang, infirmier au Cesam (Centre de santé mental angevin).

De nombreux profils pour de nombreuses revendications

Si comme l’ont annoncé les syndicats, ils étaient 1300 à défiler dans les rues, tous avaient leur propre revendication. C’est le cas de ce couple de retraités de la Poste et de l’Education Nationale, qui toucheront chacun une retraite située aux alentours de mille euros après plus de 40 ans de bon et loyaux services pour l’Etat. « On est en colère car on a l’impression de ne pas être entendu. J’espère qu’un jour, les gens viendront manifester dans la rue au lieu de râler devant leur télé. «  lance l’un « Aujourd’hui, ça ne changera rien, on n’est pas assez mais on peut espérer que l’augmentation des prix fasse changer les choses » poursuit l’autre. Même constat amer pour ces deux infirmières fraîchement diplômées, qui réclament une hausse des lits dans les hôpitaux et de leurs conditions de travail, tout en dénonçant un manque de réaction de la direction face à la situation « On est blasée, ça fait que deux ans qu’on est infirmière et on est déjà là » se désole l’une d’elles « Avec la fermeture des lits, on est envoyé dans d’autres services que l’on ne connaît pas, c’est presque dangereux » s’alarme sa collègue. Cependant, lorsque l’on demande à un éducateur spécialisé s’il est optimiste concernant l’impact de ce rassemblement, sa réponse est claire « Ça fait plaisir de voir que y a du monde qui se mobilisent et qui expriment leur colère face à la situation mais je ne crois pas forcément en l’impact et le pouvoir d’agir des manifestants »

Si la manifestation n’a pas provoqué de débordement, elle illustre clairement un ras-le-bol général d’une partie de la population Angevine, réunit pour les mêmes causes, et par les mêmes sentiments : colère, incompréhension et désespoir.