Agriculture

24 heures de blocage sur les autoroutes sarthoises ce mardi

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Les agriculteurs sarthois ont lancé un blocage de 24 heures sur les autoroutes du département, débutant tôt ce mardi matin. Les axes touchés incluent l’A81, l’A11 et l’A28 autour du Mans, paralysant ainsi la circulation dans la région.

Cette action prolongée fait suite à des annonces faites lundi soir par les représentants des deux principaux syndicats agricoles, la FNSEA et les Jeunes Agriculteurs, déterminés à maintenir la pression sur les autorités. Quatre points de blocage ont été signalés ce matin en Sarthe, affectant significativement le trafic dans la région.

Sur l’A81, au péage de Joué-en-Charnie, les agriculteurs ont dressé des barrages, stoppant net le flux de circulation dans le sens Rennes-Le Mans. Malgré la perturbation, l’atmosphère demeure relativement calme, avec la compréhension des automobilistes face à la situation. Sur l’A11, la sortie obligatoire à Conneré dans le sens Paris-Le Mans a été imposée en raison d’un barrage. Des dizaines de tracteurs et plus de 80 personnes ont été recensés sur le site depuis lundi soir, indiquant une mobilisation importante de la part des agriculteurs. De même, sur l’A28, la sortie est obligatoire à Ecommoy dans le sens Tours-Le Mans, tandis qu’entre Le Mans et Alençon, un blocage à Beaumont-sur-Sarthe a été signalé.

Camions déviés et contrôlés

Les manifestants ont procédé à des contrôles des camions au péage. Producteur de lait, Pascal Clément a confié à France Bleu Maine : « Les camions sont déviés et nous opérons depuis le milieu de la nuit un contrôle au péage. Nous stockons tous les camions qui ont une cargaison alimentaire étrangère. Nous sommes surpris car nous constatons que les denrées viennent de toute l’Europe. »

Les conséquences de ces blocages se font sentir sur les routes locales, notamment sur la départementale 338 à La Bazoge en direction de Saint-Saturnin et du Mans, où un afflux massif de véhicules entraîne des retards significatifs, prolongeant le temps de trajet de près de 30 minutes pour les usagers habituels. La tension persiste alors que les agriculteurs maintiennent leur position, déterminés à faire entendre leur voix.