La centrale nucléaire de Civaux affiche les meilleurs résultats de production du parc français

Après plusieurs années marquées par des défis techniques liés à la corrosion sous contrainte, le site de la Vienne renoue avec une activité record et une sérénité retrouvée. Selon les informations rapportées par la Nouvelle République après l’assemblée générale de la Commission locale d’information (CLI) ce mardi 3 mars 2026, l’installation se hisse désormais en tête des performances nationales d’EDF.
Une production électrique qui frôle les sommets
La direction du centre nucléaire de production d’électricité (CNPE) a affiché une satisfaction manifeste lors de ce rendez-vous annuel avec les élus et les représentants de la société civile. Avec une production de 19,2 TWh sur un potentiel de 20,7 TWh, la centrale de Civaux a démontré une disponibilité exceptionnelle au cours de l’exercice écoulé. Cette performance s’inscrit dans un contexte national favorable où la France a retrouvé une telle capacité de production qu’elle a pu exporter l’équivalent de la consommation annuelle de la Belgique vers ses voisins européens.
Une sécurité renforcée sous l’œil des autorités
Sur le plan de la sûreté, le bilan présenté par l’Autorité de sûreté nucléaire et radioprotection (ASNR) est tout aussi positif. Les indicateurs de contrôle sont au vert, avec seulement un événement de niveau 1 recensé contre trois l’année précédente. La direction a souligné l’efficacité des nouvelles méthodes de détection, notamment le système MSIP, qui permet d’identifier les fragilités sur les soudures avant qu’elles ne posent problème. Pour maintenir ce niveau d’exigence, vingt-neuf inspections, dont cinq inopinées, ont été menées sur le site afin de garantir la rigueur des opérations de maintenance.
Des chantiers stratégiques et des inspections internationales
L’année 2026 s’annonce particulièrement dense pour le site de la Vienne avec une série d’échéances majeures programmées dès le printemps. Une quarantaine d’inspecteurs internationaux sont attendus sur place à la mi-mars pour une visite de contrôle d’envergure, tandis qu’un exercice de crise avec la Force d’action rapide du nucléaire (FARN) est prévu en avril. Parallèlement, la centrale finalise d’importants investissements de sécurité, avec l’achèvement d’un nouveau bassin de rétention de 9 200 m³ destiné à la gestion des effluents et l’inauguration imminente d’un centre de gestion de crise dernier cri.


