Municipales 2026 à Poitiers : l’union de la gauche divise profondément le Parti socialiste local
À Poitiers, l ‘accord conclu entre l’écologiste Léonore Moncond’huy et l’insoumis Bertrand Geay en vue du second tour des élections municipales continue de provoquer de fortes tensions au sein...

À Poitiers, l ‘accord conclu entre l’écologiste Léonore Moncond’huy et l’insoumis Bertrand Geay en vue du second tour des élections municipales continue de provoquer de fortes tensions au sein du Parti socialiste de la Vienne. Alors que la maire sortante porte une liste d’union de la gauche incluant La France insoumise, cette stratégie ne fait pas l’unanimité.
Selon France Bleu, le retrait de François Blanchard, candidat socialiste au premier tour, a accentué les divisions. Opposé à toute alliance avec LFI, il a appelé à ne pas soutenir une liste intégrant ce parti, sans pour autant désigner clairement une alternative.
Le PS maintient son soutien officiel
Malgré ces désaccords, la ligne officielle du Parti socialiste reste inchangée. Le secrétaire fédéral Nathan Bernard défend la stratégie d’union, affirmant : “Que ce soit au niveau de la Fédération ou même nationalement, le Parti socialiste soutient la liste qui est menée par Léonore Moncond’huy donc la liste d’union de la gauche. La position du Parti socialiste, c’est que partout là où c’est possible, nous devons faire gagner la gauche. Donc il n’y a pas d’hésitation à avoir.”
Il insiste également sur le caractère individuel des prises de position divergentes : “Après, le candidat Blanchard a estimé que la France insoumise ne pouvait pas être dans l’équipe dirigeante. C’est un choix personnel. Ce n’est pas la position du Parti socialiste localement.”
Alain Claeys prend position et s’expose à des sanctions
La situation s’est encore tendue avec la prise de position publique d’Alain Claeys, ancien maire socialiste de Poitiers. Contrairement à la ligne du parti, il appelle clairement à soutenir le candidat centriste Anthony Brottier, affirmant : “Poitiers doit résister et empêcher la présence d’élus LFI dans les exécutifs de Poitiers et Grand Poitiers”.
Cette sortie pourrait avoir des conséquences disciplinaires. Nathan Bernard confirme que la question sera examinée après le scrutin : “On va laisser passer le second tour. Mais moi, je souhaite en tout cas que ça ne reste pas impuni, parce que ce n est pas la première fois entre la section de Poitiers et le Parti socialiste départemental.”
Une fédération sous tension avant le second tour
À quelques jours du second tour, la fédération socialiste apparaît profondément divisée entre partisans de l’union à gauche et opposants à toute alliance avec LFI. Des débats internes qui pourraient laisser des traces durables, alors que plusieurs voix espèrent un apaisement après l’échéance électorale


