Un maire élu à l’unanimité démissionne dès l’installation
À peine investi, Jérémy Vaqueta a annoncé sa démission et celle de l’ensemble du conseil municipal de Saint-Hilaire-de-Villefranche. Selon La Charente Libre, de nouvelles élections seront organisées...

À peine investi, Jérémy Vaqueta a annoncé sa démission et celle de l’ensemble du conseil municipal de Saint-Hilaire-de-Villefranche. Selon La Charente Libre, de nouvelles élections seront organisées dans les prochaines semaines.
Un scrutin entaché de nullité
Dimanche dernier, Jérémy Vaqueta a été élu maire de Saint-Hilaire-de-Villefranche, une commune de 1 400 habitants au nord de Saintes, avec 100 % des suffrages exprimés. Pourtant, son élection fait suite à l’invalidation de tous les bulletins de l’équipe adverse. Corinne Étourneau, qui avait recueilli davantage de voix, a vu ses bulletins annulés car la nationalité allemande d’une de ses colistières n’y figurait pas, conformément aux dispositions du code électoral en vigueur depuis le printemps 2025.
Une démission immédiate
Pour éviter tout scandale et contestation juridique, Jérémy Vaqueta a choisi de remettre sa démission et celles de l’ensemble du nouveau conseil municipal dès le jour de son installation. La formalité républicaine a tout de même été respectée : élu à l’unanimité par les 19 membres du conseil, Jérémy Vaqueta a désigné une première adjointe et fixé ses indemnités à « zéro euro » pour la durée de son mandat très court, qui n’excédera pas huit jours.
Une délégation spéciale jusqu’aux nouvelles élections
La préfecture prendra le relais avec la désignation d’une délégation spéciale composée de trois fonctionnaires chargés de gérer les affaires courantes de la commune. La loi prévoit un délai minimum de six semaines avant l’organisation des prochaines élections municipales.
Les candidats restent mobilisés
Malgré la situation exceptionnelle, les principaux protagonistes ont décidé de se représenter. « Nous étions gagnants, on ne change rien », assure Corinne Étourneau. Jérémy Vaqueta souligne avoir agi « dans un souci de transparence » et au nom de « l’intérêt général », tout en envisageant l’éventualité d’une troisième liste. La communauté de communes des Vals de Saintonge devra patienter avant de désigner sa présidence et ses vice-présidences, dans l’attente des résultats des nouvelles élections.


