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Maine-et-Loire. Gregory Blanc dénonce une transparence « relativement limitée » au Département.

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Credit AM - Gregory Blanc , Premier Secrétaire Fédéral du PS 49 et chef de file des élus de gauche au département de Maine-et-Loire

Credit AM – Gregory Blanc , Premier Secrétaire Fédéral du PS 49 et chef de file des élus de gauche au département de Maine-et-Loire

Remonté. Grégory Blanc, chef de file des élus de gauche au département de Maine-et-Loire invitait ce midi la presse après la commission permanente de ce lundi 6 juillet. Aujourd’hui, Les élus de gauche déplorent le manque de discussions pourtant annoncées par le Président Gillet, et surtout les décisions prises sur les dossiers sociaux.

Grégory Blanc nous explique qu’à la commission permanente, seules deux délibérations de la collectivité on été effectuées dans le domaine du social, avec un nouveau règlement d’aides aux FJT (Foyers Jeunes Travailleurs) qui ne passe désormais plus en session plénière. A l’instar de la commission 15 jours plus tôt, la majorité des débats est tournée vers les comptes administratifs.

Un courrier qui ne passe pas.

Il est clair que la situation financière de la collectivité doit être rehaussée, en effet, le département de Maine et Loire est aujourd’hui en situation de dépôt de bilan. Hier, les élus de gauche ont pris connaissance d’un courrier du Président du Conseil de département, Christian Gillet, adressé au maire d’Angers, Christophe Béchu. Le document annonce «la diminution de leur Dotation Globale de Fonctionnement (DGF) à la suite des décisions nationales relatives au redressement des finances publiques ». Selon le président de la collectivité départementale, les difficultés financières supplémentaires sont notamment dues à l’augmentation des dépenses sociales pour l’allocation de RSA. Ainsi, Mr Gillet a décidé la proposition d’un « moratoire de deux années concernant l’attribution de subventions d’équipements aux communes, EPCI, syndicats mixtes… » qui prendrait effet en janvier 2016, ajoutant que « le département n’inscrir[ait] pas de crédits pour les opérations nouvelles auprès de tiers ». A ce sujet, Grégory Blanc rappelle que le département est face à un « effet ciseaux » avec d’un côté des dotations gelées ou en diminution et de l’autre une augmentation des dépenses sociales en période de crise et de stigmatisation des solidarités alors qu’elles vont coûter de plus en plus cher pour répondre au nombre progressif de personnes dans le besoin.

Un désir de « rétablir la vérité ».

Pour le Président du groupe des élus de gauche, il est intolérable que ce «discours très pervers et très insidieux » fasse passer le message que c’est  de la faute des pauvres et du RSA « si l’Etat est en train de nous asphyxier et que l’on doit augmenter les impôts ». Aussi, Grégory Blanc tient-il à rétablir la vérité à ce sujet et sur ce qui est dit dans la presse. Premièrement, il stipule que le courrier ne mentionne pas certains éléments : les recettes faibles, bilan des trente dernières années suite au développement des industries qui n’a pas été favorisé, préférant des politiques foncières. Selon lui, « on paye la réforme de la taxe professionnelle [accusant] moins dix millions d’euros en 2014 ». Ce premier point a pour résultat un manque à gagner sur l’augmentation des dépenses sociales qui sera donc plus faible. Deuxièmement, il affirme que la dette d’aujourd’hui commence à être plus forte que l’épargne qui est trop faible, conclusion : « on ne peut plus investir ».

Un problème de méthode.

Grégory Blanc signal très clairement un problème de méthode dénonçant une transparence « relativement limitée » en ces temps difficiles qui fragilise les structures. « Il faut discuter, partager » répète-t-il, « tout est fait de manière unilatérale, de manière brutale » comme il a été le cas pour de nombreux sujets. Les élus de gauche pointent un véritable problème de communication de la part de la majorité, notamment constaté lorsqu’ils obtiennent des informations par le biais de la presse. Les nouveaux élus comme Jean-Paul Pavillon arrivent alors qu’il n’y a plus d’argent à disposition, ils sont dans une impasse et n’ont pas de moyens pour agir au niveau de leurs communes.

Les propositions des élus de gauche

Le diagnostique est sans appel, des économies sont à faire et l’augmentation taboue des impôts sera certainement inévitable. Ils proposent des réformes de structure y compris sur le social et notamment en prenant en compte l’augmentation démographique et le vieillissement de la population. Surtout, ils recommandent de se focaliser sur les dossiers sociaux, les plus importants, tandis qu’à présent « tout ce qui permet de rendre la dignité aux gens [passe] à la coupe budgétaire ».

Marie Monkam

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