Mondial du Lion 2026 : Alexis Goury rejoint la favorite en tête du championnat du monde des 7 ans
Au Mondial du Lion, dans le Maine-et-Loire, le championnat du monde des chevaux de 7 ans reste extrêmement serré après le dressage. Le Français Alexis Goury et Jeroboam Wal ont rejoint la Belge Lara de Liedekerke-Meier et Tara van het Leliehof en tête du classement, avec 28,6 points. Le cross-country, programmé samedi, pourrait déjà redistribuer les cartes.

Le suspense reste entier dans le championnat du monde des chevaux de 7 ans au Mondial du Lion, près d’Angers. À l’issue du dressage, vendredi 16 octobre, deux couples se partagent la première place : la Belge Lara de Liedekerke-Meier, associée à Tara van het Leliehof, et le Français Alexis Goury, en selle sur Jeroboam Wal. Tous deux affichent un score de 28,6 points de pénalité.
La compétition s’annonce particulièrement ouverte avant l’épreuve de cross-country, l’un des temps forts de ce rendez-vous international organisé au Lion-d’Angers. La cavalière belge, championne du monde des chevaux de 6 ans en 2025 avec Tara van het Leliehof, occupait seule la tête du classement depuis le début du dressage, après être passée en cinquième position. Alexis Goury l’a rejointe en fin d’après-midi.
Alexis Goury mise sur la décontraction de Jeroboam Wal
À l’issue de sa reprise, le cavalier français s’est montré particulièrement satisfait du comportement de son cheval. Il ne s’attendait pas nécessairement à une telle performance, connaissant le tempérament habituellement tendu de Jeroboam Wal.
« Je suis particulièrement heureux de ce qui s’est passé aujourd’hui, parce qu’on ne s’attendait pas vraiment à ce que le cheval réalise une aussi bonne performance. D’ordinaire, il est assez tendu. Il a du mal à respirer correctement pendant ses reprises. J’ai donc beaucoup travaillé sur la décontraction ces derniers mois », explique Alexis Goury.
Le travail engagé ces derniers mois semble avoir porté ses fruits. Le cavalier a notamment choisi de privilégier le relâchement plutôt que de chercher à obtenir une reprise parfaite à tout prix.
« Lors de la dernière épreuve, je l’ai laissé respirer. J’étais très détendu. Il a fait des erreurs, mais cela l’a certainement aidé. Et lorsque je suis arrivé ici pour le week-end, je l’ai trouvé plutôt heureux et détendu. Cela a porté ses fruits », poursuit-il.
Cette approche correspond à sa manière de travailler avec les chevaux qu’il apprécie particulièrement. Alexis Goury établit d’ailleurs un parallèle entre Jeroboam Wal et son cheval Javal, qu’il décrit comme un animal introverti, doté d’un tempérament particulier.
« C’est le genre de cheval que j’aime. Il ressemble beaucoup à mon meilleur cheval, Javal, qui est lui aussi introverti et présente le même type de difficultés. J’aime particulièrement ces chevaux parce qu’ils sont uniques et qu’ils ont quelque chose que les autres n’ont pas. Je suis vraiment très heureux de ce qu’il a fait aujourd’hui », confie le cavalier français.
Quatre points seulement séparent les dix premiers
Derrière les deux leaders, le Britannique Hector Payne et son cheval Bueno occupent la troisième place avec 29 points de pénalité. L’écart avec la tête n’est que de 0,4 point, une différence minime à ce stade de la compétition.
La densité du classement est tout aussi remarquable dans le reste du groupe de tête. Les dix premiers couples se tiennent en seulement quatre points de pénalité, soit l’équivalent d’une barre renversée au saut d’obstacles. Dans ces conditions, le cross-country peut rapidement bouleverser la hiérarchie.
La moindre faute, une hésitation devant un obstacle ou une seconde de trop sur le parcours peut coûter plusieurs places. Les cavaliers devront donc trouver le bon équilibre entre précision, maîtrise et vitesse sur un parcours qui mettra à l’épreuve les qualités de ces jeunes chevaux.
Le cross-country, premier grand test pour les jeunes chevaux
Samedi 17 octobre, place à l’épreuve de cross-country au Mondial du Lion. Comme chaque année, les chevaux de 6 ans ouvriront la journée à partir de 10 heures. Les concurrents du championnat du monde des 7 ans prendront ensuite le départ à partir de 13 heures.
Cette épreuve constitue une étape importante dans la formation de ces chevaux, appelés pour certains à évoluer au plus haut niveau du concours complet dans les années à venir. Ils devront découvrir les obstacles décorés qui font la réputation du Mondial du Lion, tout en composant avec l’ambiance d’un événement qui attire un public nombreux.
Pour les cavaliers, cette expérience dépasse le seul résultat sportif. La capacité d’un cheval à conserver sa confiance, à rester concentré et à franchir les difficultés dans un environnement inhabituel compte autant que ses qualités physiques.
Pour Alexis Goury et Jeroboam Wal, l’objectif sera de confirmer les promesses affichées lors du dressage. Mais face à Lara de Liedekerke-Meier, déjà sacrée championne du monde des 6 ans avec Tara van het Leliehof en 2025, et à des concurrents regroupés en quelques points, rien n’est joué.
La cavalière belge résume cet état d’esprit par une formule : « La pression est un privilège. » Une manière d’aborder la suite de la compétition alors que le titre mondial des 7 ans reste largement ouvert.
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