Charente-Maritime : l’école face au choc démographique, 1 000 élèves en moins à la rentrée

C’est une tendance lourde qui ne faiblit pas. Ce jeudi 26 mars 2026, la direction académique de la Charente-Maritime a dévoilé les chiffres de la carte scolaire pour la rentrée prochaine. Le verdict est sans appel : le département perdra plus de 1 000 écoliers en septembre, entraînant une réorganisation majeure des classes sur tout le territoire.
Une hémorragie d’effectifs dans le centre du département
Selon Mahdi Tamene, le directeur académique (Dasen), la baisse est chiffrée précisément à 1 080 élèves en moins dans le premier degré. Si le nombre total d’inscrits se maintiendra au-dessus de la barre des 43 000, cette érosion constante depuis 2022 force l’État à s’adapter.
Le “cœur” du département est particulièrement touché. Un quadrilatère se dessine entre Rochefort, Saint-Jean-d’Angély, Pons et Royan. L’agglomération de Saintes est également en première ligne. Cette baisse de natalité, qui frappe d’abord les écoles maternelles et primaires, commence déjà à se propager vers les collèges, qui anticipent la perte de 838 places à l’automne.
51 fermetures pour 22 ouvertures de classes
Pour répondre à cette nouvelle donne démographique, l’administration prévoit un solde négatif de classes :
51 fermetures de classes prévues.
22 ouvertures de classes.
Si le secteur de La Rochelle et l’extrême sud du département parviennent à stabiliser leurs effectifs, la situation est beaucoup plus précaire dans les îles. Le nord de l’île de Ré et de l’île d’Oléron voit ses écoles fragilisées par le manque de nouveaux élèves.
La colère des syndicats et des parents
Cette annonce n’est pas passée inaperçue. Ce jeudi, des représentants syndicaux se sont rassemblés à La Rochelle pour marquer leur opposition à ces fermetures. Pour les enseignants, cette baisse d’effectifs aurait dû être l’occasion de réduire le nombre d’élèves par classe pour améliorer les conditions d’apprentissage, plutôt que de supprimer des postes.
Le débat s’anime également chez les parents d’élèves. Beaucoup pointent du doigt une “moyenne” trompeuse : si certains villages voient leurs effectifs fondre, d’autres classes de maternelle ou de CM2 frôlent les 30 élèves, rendant complexe l’inclusion des enfants à besoins particuliers.


