À Angers, une comédienne, César du meilleur espoir féminin, au chevet des lycéens pour apprivoiser l’oral du bac

À quelques semaines du baccalauréat de français, le trac monte doucement dans les salles de classe. Au lycée Henry-Bergson d’Angers, pourtant, l’appréhension laissera place, le temps d’une journée, à une expérience peu ordinaire. Le 10 avril prochain, 195 élèves auront rendez-vous avec la comédienne Judith Henry, venue leur transmettre les clés d’une lecture à voix haute plus incarnée.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des « Ateliers du bac », un programme porté par E.Leclerc, qui ne cesse de prendre de l’ampleur. Fort de son succès auprès des enseignants comme des lycéens, le dispositif entame sa cinquième édition avec une ambition inédite : 50 événements organisés partout en France entre février et juin 2026, au bénéfice de plusieurs milliers d’élèves.
Une rencontre pour faire tomber les blocages
Dans une salle transformée pour l’occasion, les élèves angevins ne seront pas simplement invités à lire. Avec Judith Henry – révélée au grand public et récompensée d’un César du meilleur espoir féminin – ils travailleront autrement. Respiration, rythme, intention… autant d’outils pour donner vie aux textes étudiés en classe.
Car depuis la réforme du baccalauréat, l’épreuve orale de français ne se limite plus à réciter. Elle exige d’interpréter, de comprendre et de transmettre. Un exercice souvent redouté. « Lire à voix haute, ce n’est pas seulement bien articuler, c’est faire entendre un point de vue sur le texte », résument les organisateurs.
Apprendre à « habiter » un texte
Au cœur de ces ateliers, une conviction : l’incarnation aide à comprendre. En travaillant le souffle et le timbre, les lycéens apprennent à dépasser la simple lecture scolaire pour entrer dans une forme d’interprétation. Les textes classiques, parfois jugés difficiles d’accès, prennent alors une autre dimension.
Le corps lui-même devient un allié. Posture, regard, occupation de l’espace… autant d’éléments qui participent à la construction d’une parole assurée face au jury. Progressivement, les élèves gagnent en confiance et en présence.
Un appui concret pour les enseignants
Au-delà de l’expérience vécue par les élèves, ces ateliers viennent aussi compléter le travail mené en classe. Les enseignants y trouvent un prolongement concret de leurs cours, avec l’apport d’un regard artistique extérieur. Les notions d’analyse littéraire – tonalité, structure, figures de style – s’incarnent alors dans une pratique vivante.
À Angers, cette rencontre avec Judith Henry promet ainsi bien plus qu’un simple entraînement. Pour beaucoup de lycéens, elle pourrait marquer un déclic, celui qui transforme la peur de l’oral en plaisir de dire. Une étape précieuse sur le chemin du baccalauréat.


