Une simple pile au lithium serait à l’origine de l’immense brasier de l’usine de tri près d’Angers

Après le violent incendie qui a touché le site de gestion de déchets Paprec à Seiches-sur-le-Loir vendredi soir, les causes du sinistre commencent à se préciser. Selon les informations rapportées par Le Courrier de l’Ouest et les premières analyses de la direction de l’entreprise, les flammes auraient été déclenchées par un élément extrêmement inflammable et particulièrement redouté par les professionnels du secteur, à savoir une batterie au lithium jetée par erreur dans le circuit de tri sélectif.
Un fléau récurrent pour l’industrie du recyclage
L’hypothèse principale avancée par la société pointe du doigt une problématique malheureusement banale dans les centres de traitement des déchets. Bien que les investigations doivent encore valider définitivement ce scénario, la présence d’une pile au lithium dissimulée au milieu des matières recyclables reste la piste privilégiée par la direction. Ce phénomène est d’ailleurs si fréquent que la fédération nationale des recycleurs déploie régulièrement des campagnes de sensibilisation pour alerter les citoyens sur le danger extrême de jeter des batteries ou des appareils électroniques dans les poubelles non dédiées.
Un départ de feu au cœur des matières reconditionnées
Le scénario envisagé par les équipes industrielles indique que l’embrasement a pris naissance directement à l’intérieur des balles de déchets comprimés. Ces immenses cubes, composés de papiers, de cartons et de plastiques minutieusement triés, constituent le produit fini de l’usine et n’attendaient plus que leur réexpédition. C’est précisément au cœur de ces montagnes de matériaux hautement combustibles que la pile défectueuse aurait provoqué l’étincelle initiale, générant très rapidement un panache de fumée gigantesque visible à plusieurs kilomètres à la ronde.
Une activité industrielle préservée malgré la violence des flammes
L’alerte ayant été donnée rapidement par les salariés présents sur le site, un dispositif de lutte contre les incendies très important a été déployé. Près de soixante-sept sapeurs-pompiers étaient encore mobilisés le lendemain matin pour noyer les braises et déblayer les déchets calcinés. Leur action déterminante a permis de confiner le sinistre aux seules zones de stockage extérieur, sauvant ainsi l’intégralité des bâtiments et des équipements de production de l’usine. Les autorités de secours ont par ailleurs confirmé l’absence de toxicité des fumées, un bilan rassurant qui permet au site de poursuivre son activité quotidienne sans interruption majeure.


