
Un contrôle de routine sur un vélo électrique a tourné à l’affrontement physique au début du mois de mars dans la commune du Merlerault. Poursuivi pour huit infractions distinctes commises en l’espace de quelques minutes, un homme de trente-quatre ans a été condamné par le tribunal correctionnel d’Argentan ce mardi 7 juillet à six mois de prison avec sursis, selon les informations rapportées par Le Réveil Normand.
Une vérification d’assurance qui vire à l’intimidation
Les faits se sont déroulés le 2 mars dernier lorsque des militaires de la gendarmerie nationale ont entrepris de vérifier la validité de l’assurance d’un conducteur de vélo électrique circulant sur la voie publique au Merlerault. Le cycliste, un habitant de la commune voisine de Saint-Germain-de-Clairefeuille, a immédiatement adopté un comportement hostile face aux forces de l’ordre en multipliant les insultes et les provocations. Souhaitant se soustraire aux vérifications d’usage, l’individu a délibérément communiqué une fausse identité aux agents avant de refuser catégoriquement de se soumettre à un dépistage salivaire de stupéfiants ou d’effectuer des examens de contrôle en milieu hospitalier.
Des violences physiques causant des blessures aux militaires
La tension est encore montée d’un cran au moment où les gendarmes ont pris la décision de procéder à son interpellation pour le placer en garde à vue. L’homme a alors opposé une vive résistance en menaçant physiquement les militaires et en repoussant violemment l’un d’entre eux en lui assénant un coup au visage, un déroulement des faits ultérieurement confirmé par sa propre compagne présente sur les lieux lors de l’altercation. Face à ce déchaînement de violence et à la rébellion du trentenaire, un passant a dû intervenir pour prêter main-forte aux forces de l’ordre afin de maîtriser le suspect. L’examen médical des deux gendarmes a révélé la présence de dermabrasions, entraînant pour chacun d’eux une incapacité totale de travail de deux jours.
Une peine supérieure aux réquisitions du ministère public
Lors de sa comparution devant les juges d’Argentan, le prévenu a tenté de justifier son énervement par un sentiment d’injustice face à un contrôle qu’il estimait injustifié, tout en contestant avoir frappé le militaire malgré ses aveux concernant les menaces, la fausse identité et les refus de dépistage. La procureure de la République a dénoncé une succession d’infractions inacceptables et avait réclamé une peine pécuniaire sous la forme de jours-amendes. Le tribunal correctionnel s’est finalement montré plus sévère que les réquisitions en condamnant le cycliste à six mois d’emprisonnement assortis d’un sursis simple, rappelant au condamné qu’il disposait d’un délai légal de dix jours pour faire appel de cette décision.


