À Angers, l’Université fait sa rentrée avec plus d’étudiants et de nouvelles ambitions
L’Université d’Angers fait sa rentrée 2026-2027 avec des effectifs toujours en hausse, de bons résultats en matière de réussite étudiante et un retour remarqué dans le classement international de Shanghai. L’établissement entend aussi renforcer son rôle dans le développement du territoire, avec notamment une nouvelle formation en électronique prévue à Cholet en 2027.

Les amphithéâtres se remplissent à nouveau et les campus angevins retrouvent leur rythme habituel. Pour l’Université d’Angers, cette rentrée 2026-2027 n’est pas une rentrée comme les autres. L’établissement revendique une nouvelle étape dans son développement, malgré un contexte budgétaire toujours contraint.
« La rentrée 2026-2027 marque un changement d’échelle pour l’Université d’Angers », résume Françoise Grolleau, présidente de l’Université d’Angers. Selon elle, la progression des effectifs, le développement des formations, le retour dans le classement de Shanghai et le renouvellement de l’alliance européenne EU Green illustrent « la montée en puissance » de l’établissement.
Près de 29 000 étudiants sur les campus
Les premiers chiffres de cette rentrée sont encourageants. L’Université d’Angers comptait 28 552 étudiants en 2025-2026, soit près de 5 800 étudiants supplémentaires en dix ans. En une seule année, l’établissement a gagné plus de 1 000 étudiants.
La tendance semble se poursuivre. Au début du mois de septembre, environ 200 inscriptions supplémentaires avaient déjà été enregistrées par rapport à la même période l’année précédente. Les chiffres définitifs devront toutefois attendre la consolidation des inscriptions, prévue dans les prochaines semaines.
L’attractivité se retrouve également sur Parcoursup. Pour la rentrée 2026, le nombre de vœux en faveur de l’Université d’Angers a progressé de 2,8 %, soit environ 1 830 vœux supplémentaires.
« La progression des inscriptions confirme l’attractivité de l’Université d’Angers », souligne Isabelle Mathieu, vice-présidente Formation et Vie universitaire. Elle l’explique notamment par « la diversité et la qualité » de l’offre de formation, mais aussi par l’accompagnement proposé aux étudiants.
Avec ses campus d’Angers, Cholet et Saumur, l’Université d’Angers est aujourd’hui le principal établissement d’enseignement supérieur du territoire angevin. Elle compte également un campus international à Ningbo, en Chine, et propose 310 formations.
L’Université d’Angers toujours parmi les meilleures pour la réussite en licence
Derrière ces chiffres d’effectifs, l’établissement met surtout en avant les résultats obtenus par ses étudiants.
Selon les données du ministère de l’Enseignement supérieur publiées fin 2025, l’Université d’Angers se classe 3e université française pour la réussite en licence en trois ans, avec un taux de réussite de 47,9 %, contre 32,9 % au niveau national.
L’UA affiche également une valeur ajoutée de 11,6 points, ce qui la place au deuxième rang national sur cet indicateur. Celui-ci permet de comparer les résultats réellement obtenus avec ceux qui seraient statistiquement attendus compte tenu du profil scolaire et sociodémographique des étudiants.
La réussite est également au rendez-vous en master, avec 76,5 % de réussite en deux ans, contre 69,5 % au niveau national. À l’IUT Angers-Cholet, le taux de réussite au BUT en trois ans atteint 60,6 %.
Pour Isabelle Mathieu, ces résultats ne doivent rien au hasard. « L’accompagnement, on reste sur des dispositifs qui sont transversaux », explique-t-elle, citant notamment les guichets Infocampus, les étudiants ambassadeurs et les chargés d’accompagnement.
Cette année, 25 étudiants ambassadeurs sont mobilisés pour accueillir les nouveaux arrivants.
Le Campus Day, rendez-vous important de la vie universitaire, doit également contribuer à cette intégration. Sa 12e édition se déroulera le 17 septembre sur le campus de Belle-Beille, autour du thème « prendre soin ».
Le retour de l’Université d’Angers dans le classement de Shanghai
Autre motif de satisfaction pour l’établissement : son retour dans le prestigieux classement international de Shanghai.
L’Université d’Angers se classe à la 22e place des universités françaises classées et à la 792e place mondiale, parmi les 1 000 établissements retenus.
Derrière ce classement se trouvent notamment les publications scientifiques, les chercheurs les plus cités et différents indicateurs mesurant la production et la performance de la recherche.
L’UA s’appuie aujourd’hui sur 27 unités de recherche et environ 850 chercheurs et enseignants-chercheurs.
Françoise Grolleau ne cache pas sa satisfaction : « Cette entrée dans le classement de Shanghaï est une excellente nouvelle. Elle vient souligner la qualité de la recherche menée à l’Université d’Angers ».
La présidente cite notamment les domaines dans lesquels l’Université entend poursuivre ses efforts : la santé, les mathématiques, le végétal, les matériaux et les sciences humaines et sociales.
À Cholet, une nouvelle formation en électronique en préparation
La rentrée 2026 regarde déjà vers 2027. À Cholet, l’Université d’Angers prépare une nouvelle formation en alternance consacrée à l’électronique.
Le projet doit répondre aux besoins d’une filière qui recrute et qui manque de compétences. Il est construit avec plusieurs entreprises du territoire, dont Thales, acteur majeur de l’électronique à Cholet.
L’objectif est de faire évoluer le BUT Génie électrique et informatique industrielle, notamment son parcours Électronique et systèmes embarqués, afin de proposer une formation davantage adaptée aux besoins des industriels comme Thalès.
La première promotion pourrait compter 12 étudiants en troisième année de BUT, en apprentissage, à partir de la rentrée 2027.
Les enseignements seront répartis entre Angers et Cholet, avec une implication directe des entreprises partenaires.
Pour Françoise Grolleau, cette évolution illustre le rôle que doit jouer l’université dans son territoire : « La plasticité de notre offre de formation est essentielle : elle témoigne de notre capacité à la faire évoluer au plus près des besoins des acteurs socio-économiques, des nouveaux métiers et des secteurs en tension. »
L’enjeu dépasse la seule formation. L’ambition affichée est aussi de permettre à davantage de jeunes du Choletais de poursuivre des études supérieures sans devoir quitter leur territoire, puis de favoriser leur insertion professionnelle dans les entreprises locales.
« Notre priorité, c’est de bâtir une formation solide, utile aux étudiants comme aux entreprises et durablement ancrée à Cholet », explique Alain Clément, directeur adjoint de l’IUT Angers-Cholet et responsable du département GEII.
La recherche veut aller davantage vers les entreprises
Autre chantier de cette rentrée : rapprocher encore davantage la recherche universitaire du monde économique.
Depuis janvier 2026, l’Université d’Angers pilote le Pôle universitaire d’innovation Prédict, qui rassemble différents acteurs de la recherche et de l’innovation du territoire, notamment autour d’Angers, du Mans et des secteurs de l’agriculture et de la santé.
Depuis 2024, 22 projets de recherche ont déjà été financés, dont 15 en lien avec les laboratoires de l’Université d’Angers, pour un montant de 730 805 euros.
L’objectif est de transformer plus rapidement les résultats de la recherche en applications concrètes, voire en entreprises.
« Avec le Pôle universitaire d’innovation Prédict, nous intervenons très en amont des projets pour donner aux chercheurs les moyens de transformer leurs résultats en innovations », explique Bruno Castanier, vice-président Valorisation, innovation et partenariats.
Parmi les projets accompagnés figure notamment Exavir, qui travaille sur des travaux pratiques virtuels en physiologie afin de réduire le recours à l’expérimentation animale.
Une alliance européenne renouvelée jusqu’en 2028
L’Université d’Angers entend également renforcer sa dimension européenne.
Membre depuis 2023 de l’alliance EU Green, qui rassemble neuf universités européennes autour des enjeux de développement durable, l’UA vient d’obtenir le renouvellement du dispositif jusqu’en 2028.
La Commission européenne prévoit 7,2 millions d’euros pour l’ensemble de l’alliance, dont 795 000 euros pour l’Université d’Angers.
Cette nouvelle phase doit permettre de développer les mobilités, les collaborations scientifiques et de nouveaux parcours de formation communs.
Depuis 2023, 436 étudiants et personnels de l’Université d’Angers ont déjà effectué une mobilité dans le cadre d’EU Green.
Deux nouveaux masters conjoints doivent notamment concerner directement les étudiants de l’UA à partir de septembre 2027.
Des campus qui doivent aussi s’adapter au changement climatique
Enfin, l’Université d’Angers veut poursuivre la transformation de ses bâtiments et de ses campus.
Rénovation énergétique, amélioration du confort thermique, réseau de chaleur biomasse à Belle-Beille ou encore développement des mobilités douces figurent parmi les actions engagées.
Après les épisodes de fortes chaleurs de ces dernières années, la question du confort des étudiants et des personnels devient également un enjeu concret.
L’Université prévoit ainsi la publication en 2027 de son premier schéma directeur Développement durable et responsabilité sociétale, destiné à intégrer ces questions dans l’ensemble du fonctionnement de l’établissement.
Pour Françoise Grolleau, la dynamique actuelle doit toutefois être accompagnée par des moyens à la hauteur des ambitions.
« L’exemple de l’Université d’Angers, historiquement sous-dotée et pourtant capable d’obtenir des résultats de premier plan, montre la qualité et l’engagement de nos équipes », estime la présidente.
Une manière de rappeler que derrière les bons chiffres de rentrée et les projets annoncés, l’université reste confrontée à un défi majeur : continuer à grandir et à améliorer ses résultats dans un contexte financier qui demeure contraint.
Cette rentrée 2026 apparaît donc comme une année charnière pour l’Université d’Angers : plus d’étudiants, une recherche mieux reconnue à l’international, des formations qui s’adaptent aux besoins des entreprises et une volonté affichée de renforcer son rôle dans les transformations du territoire.
en partenariat avec REGIEPRO

