Elections départementales 2021

Élections départementales. Les maires du canton 4 du Maine-et-Loire et Christophe Béchu apportent leur soutien à Karine Engel et Jean Halligon

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De gauche à droite : Christophe Béchu ( Maire d’Angers) , Jean Halligon et Karine Engel (binôme candidat sur le Canton 4), Caroline Houssin-Salvetat (Maire d’Avrillé) et Benoit Cochet (Maire de Montreuil-Juigné)

Ce jeudi 24 juin, le maire d’Angers, de Montreuil-Juigné et d’Avrillé, ont appelé les citoyens du Canton 4 du Maine-et-Loire à voter pour Karine Engel et Jean Halligon, dans le cadre du deuxième tour des élections départementales.

Alors que la droite non-étiquetée est présente au deuxième tour de tous des 21 cantons des élections départementales du Maine-et-Loire, le canton 4 semble particulièrement intéressé le maire d’Angers et les maires du canton. En effet, Christophe Béchu, maire d’Angers, Benoit Cochet, maire de Montreuil-Juigné et Caroline Houssin-Salvetat, maire d’Avrillé, lancent un appel aux citoyens du Canton 4 pour élire Karine Engel et Jean Halligon à la tête du canton. Ayant reçu 39,29% des voix au premier tour, ils seront en concurrence directe avec le binôme sortant, Florence Lucas et Jean-Luc Rotureau qui ont récolté 48,63% des voix.

Un désir de changement après 20 ans d’opposition à la tête du Canton 4

Les mots du maire d’Angers sont claires « On est convaincus quil peut y avoir bien plus d’efficacité , de cohérence, de complémentarité entre le département et nos communes demain, si on a quelqu’un qui n’est pas dans l’opposition ». En effet, Jean-Luc Rotureau, conseiller départemental à la tête du canton 4 sortant, faisait partie de l’opposition puisqu’il était de courant gauche. Ainsi, selon ces trois maires, avec Karine Engel et Jean Halligon, le canton 4 se développerait beaucoup mieux si les élus font partie de la majorité départementale. Un argument de poids pour Christophe Béchu, et non-négligeable « On veut quelqu’un qui ne se contente pas de critiquer les positions de la majorité départementale mais qui relai les besoins des communes » explique le maire d’Angers. Karine Engel et Jean Halligon sont en total accord avec l’argument du maire, en relevant un besoin de changement pour le canton qui est dirigé depuis 26 ans par Jean-Luc Rotureau, membre de l’opposition départementale « Si on veut que le regard change sur le canton 4, il faut que les élus qui vont le représenter aient cette fraîcheur de regard pour dire ok: ça on continue, ça on arrête, ça on fait autrement » explique Karine Engel « En 1995 je passais mon bac. La participation citoyenne est différente de celle de 1995 (année du début de mandat de Jean-Luc Rochereau) Je pense que quand on était élu à ce moment-là et qu’on l’est toujours aujourd’hui, je suis pas sûr qu’on soit encore capable de se renouveler« . poursuit-elle.

Christophe Béchu a aussi appuyé son envie de voir un binôme de la majorité départementale à la tête du Canton 4, en raison du potentiel de ce dernier « Ce n’est pas un canton comme les autres. Il y a le foyer départemental, Terra Botanica qui est l’investissement majeur sur le plan touristique du département, les maisons d’architectures. Il y a beaucoup de sujets sur lesquels la complémentarité entre nos communes et le département est hyper importante ». Le canton 4 est donc très stratégique pour le département et il est primordial pour le maire qu’il fasse partie de la majorité départementale pour son bien, mais aussi pour le bien du Maine-et-Loire.

Rendez-vous dimanche pour savoir si le Canton 4 du Maine-et-Loire, intégrera ou non, la majorité départementale.

Candidat de l’opposition, Jean-Luc Rotureau s’exprime

« Volontairement, nous n’avons jamais souhaité attaquer nos concurrents avec lesquels la campagne s’est bien déroulée. Il faut aujourd’hui une intervention extérieure pour que le ton change ! Depuis mardi, 25 de nos sympathisants sillonnent chaque rue du canton pour distribuer notre dernier tract dans 17000 boites aux lettres, qui fait suite aux 5 autres plus spécifiques depuis un mois, sans compter nos professions de foi. Engagés sur le terrain comme nous le sommes depuis longtemps, nous agissons concrètement et les habitants le savent bien puisque 48,63% des électeurs se sont reconnus dans notre démarche au 1er tour des élections départementales dimanche dernier.

Pourquoi faut-il alors que Christophe BECHU mette son grain de sel partout, avec une sorte de boulimie hégémonique, entrainant probablement avec lui des Maires qui n’ont rien demandé ? Pourquoi ces polémiques stériles et cette vision binaire de la politique ?

Pourquoi faut-il falsifier les réalités et jouer sur la peur de mon ancienneté au Département (2001 et non 1995) alors que lui-même a commencé son 1 er mandat municipal en 1995, la même année que moi à Angers ? Pourquoi faire croire qu’avec mes collègues nous n’avons servi à rien alors que précisément,
j’ai défendu depuis toujours Terra Botanica ou le village St Exupéry sur ce canton, avec courage parfois, alors que plus de 4 millions de déficit de Terra Botanica avaient été cachés par l’équipe de Christophe BECHU ? Pourquoi dire qu’il n’y a rien eu du département pour certaines communes, comme à Avrillé, quand différentes aides sont amenées régulièrement comme par exemple 7000€ de subventions à la fédération sportive ASA pour le sport santé sur les années 2019-2020 ou d’autres encore plus importantes à la Fédération sport pour tous pour des actions au centre de réadaptation fonctionnelle sur les Hauts de St Aubin ? Toutes ces actions sportives, très utiles et efficaces, sont réalité aujourd’hui car je milite depuis des années au sein du département, en partenariat intelligent au sein de la commission adéquat. Pourquoi dire que j’ai fait vingt d’ans d’opposition au département alors qu’avec les collègues de différentes sensibilités nous portons, avec succès et quotidiennement de multiples dossiers dans un esprit constructif et en partenariat avec les Maires du canton ?

Oui il y a eu et il y a des divergences au département sur des dossiers essentiels.

C’est celui de la protection de l’enfance qui a fait l’objet de multiples articles. C’est une grande souffrance pour de nombreuses familles et enfants ballotés d’un endroit à un autre, pour des associations dont une de notre canton à Angers qui a du licencier des salariés. Nous n’avons pas beaucoup entendu le Maire d’Angers sur ce sujet. Aujourd’hui, les collègues de la majorité départementale commencent à prendre conscience des erreurs humaines et financières qui ont été commises car les mauvaises réformes engagées ont coûté très cher à la collectivité.

Faut-il reparler de l’endettement énormissime laissé par C. BECHU en 2014 à son successeur qui a reconnu que le département, selon ses propres propos, étaient au bord de la faillite avec une dette de 450 millions ramenée aujourd’hui à 350 ? Par nos interventions répétées, la majorité départementale nous a entendus et l’annuité de la dette coûte aujourd’hui 8 millions de moins (41 contre 49). Cela a évité de nouvelles hausses d’impôts et l’argent épargné permet différentes actions sociales, citoyennes, culturelles et sportives. Avec mes collègues, nous sommes des élus actifs qui ont agi de manière positive et dynamique. Nous en sommes fiers !

Pourquoi détourner les sujets, alors que, par exemple, sur le quartier des Hauts de St Aubin, des médiateurs, professionnels et habitants nous font part des souffrances vécues par le manque de présence humaine sur ce quartier ? Des moyens pour les éducateurs de la prévention spécialisée, compétence du département, ont été diminués depuis des années sous l’ère du Maire d’Angers quand il était encore Président du Département ? Oui nous nous sommes opposés et nous avons bien fait ; des habitants ne vivent pas toujours bien les situations !

Nous construisons avec les gens de bonne volonté, nous nous opposons quand les décisions sont mauvaises. C’est juste du bon sens. Nous ne nous immisçons pas dans la politique des mairies, nous ne pensons pas très sain ni raisonnable qu’un Maire, de surcroit Président d’Agglomération, veuille rentrer dans un débat départemental sur des sujets où manifestement il n’a pas laissé que des souvenirs positifs. En cette fin de campagne, il parait préférable pour la démocratie que chacun garde son sang-froid. »